Un rêve éveillé

Le 3 juillet 2009, 18 enfants d’un Institut médico-éducatif (IME) présentent, à 2 reprises, leur spectacle musical intitulé ″J’ai rêvé d’un voyage″ devant 600 spectateurs enthousiastes.

Une des scènes du spectacle
Les folles années.
Le final
Tableau final du spectacle
Le poinçonneur va-t-il permettre aux voyageurs de continuer leur rêve ?

C’est l’aboutissement d’une année entière de préparation au cours de laquelle les jeunes ont été impliqués dans toutes les différentes étapes de la réalisation du spectacle. Car cette aventure théâtrale commence en 2007 avec une adaptation du ″Soldat Rose″, le très humain conte musical de Louis Chédid, par les 18 enfants de l’Atelier Théâtre de l’IME. Deux représentations ont été données : l’une en juin, l’autre à Noël 2007. En récompense du travail fourni, la troupe s’est rendue à Paris en janvier 2008 pour assister à une représentation de la comédie musicale au Casino de Paris.
Enthousiasmés, les jeunes et les professionnels qui les entourent ont renouvelé l’expérience du « Soldat Rose » avec un nouveau spectacle intitulé : « J’ai rêvé d’un voyage », écrit et mis en scène par Mauricette Lenoble et Vincent Gayic. Voilà comment, le 3 juillet 2009, sur la scène du Théâtre de l’Arche de Tréguier et devant un public de 600 personnes, la troupe des 18 jeunes - âgés de 11 à 15 ans - présente, à deux reprises, son nouveau spectacle qui raconte le rêve féérique du voyage d’un « petit Paul » aux quatre coins du monde.

Le bon tempo

Ce spectacle est l’aboutissement d’un travail volontaire, d’un engagement personnel de chacun des membres de la troupe à tous les niveaux de la production, sur scène et dans les coulisses. La particularité du projet réside en effet dans la participation des enfants à toutes les étapes de la réalisation du spectacle : décors, costumes, enregistrement de la voix off, mise en scène. Même si de nombreux soutiens extérieurs ont contribué à soutenir la qualité et la promotion du spectacle.
Le plaisir de jouer et de transmettre a permis aux enfants, non plus de vivre la différence due au handicap mental comme un frein à toute intégration et socialisation mais bien comme une véritable différence positive, créant des interactions ainsi qu’un esprit de cohésion. L’expression corporelle, véritable moyen de compenser une difficulté de communication ou d’intégration, contribue au dépassement de soi-même. Ainsi, beaucoup de familles d’acteurs ont exprimé leur surprise devant la capacité d’interprétation des enfants présentant un handicap mental. D’autres familles, sans enfant handicapé, ont affirmé que le rideau du handicap s’était levé en même temps que les enfants apparaissaient sur scène. Et pour les parents d’enfants handicapés, le bénéfice est clair. Comme le dit la maman de Guirec, acteur autiste : « J’ai découvert chez mon fils ce que je ne soupçonnais pas, comme son plaisir d’être avec les autres, sa complicité avec ses camarades, sa capacité à être en synchronisation, dans le bon tempo... » Et d’insister : « Nous pensons que Guirec a découvert le plaisir d’être avec les autres, ce qui est nouveau chez lui. Surtout, nous que ce type d’expression est très valorisant pour les enfants parce qu’il permet de changer le regard des parents et de la société sur les capacités des personnes handicapées ».

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